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 La Legende de la Ville d'Ys

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MessageSujet: La Legende de la Ville d'Ys   Mer 10 Oct - 3:29

Malgven, Reine du Nord

Voici l'histoire du Roi Gradlon et de la ville d'Ys. Le Roi Gradlon habitait en Cornouaille. Il possedait une flotte de nombreux bateaux qu'il aimait opposer a ses ennemis, souvent dans des pays lointains ou il faisait tres froid. Il etait excellent marin et stratege et gagnait souvent ses combats, pillant alors les navires ennemis et remplissant ainsi ses coffres d'or et de trophees.
Un jour ses marins, fatigues de se battre dans ces pays froids, se rebellerent, refusant de monter a l'assaut d'un chateau-fort qui leur etait pourtant promis. Beaucoup d'entre eux etaient morts durant l'hiver. Ils deciderent de regagner leurs navires et de mettre le cap vers leur terre, la Bretagne, pour y retrouver femmes et enfants et y vivre au calme. Le Roi Gradlon les laissa partir et se retrouva seul, dans une nuit froide. Il etait vaincu par ses propres hommes et, apres l'exaltation des combats et des victoires, connaissait maintenant une profonde tristesse.
Tout a coup le roi sentit une presence autour de lui. Il leva la tete et apercu, blanche dans le clair de lune et vetue d'une cuirasse ruisselant de la lumiere de l'astre, une femme aux longs cheveux roux. C'etait Malgven, la Reine du Nord, souveraine boreale regnant sans partage sur les pays froids. Elle dit au Roi Gradlon: "Je te connais, tu es courageux et adroit au combat. Mon mari est vieux, son epee est rouillee. Toi et moi allons le tuer. Ensuite, tu m'emmeneras dans ton pays de Cornouaille." Ils tuerent le vieux roi du Nord, remplirent un coffre d'or et, comme Gradlon n'avait plus de bateau, enfourcherent Morvarc'h, le cheval magique de Malgven. Morvarc'h veut dire "cheval de mer", il etait noir comme la nuit et soufflait du feu par ses naseaux. Le cheval galopait sur la crete des vagues et ils rejoinrent vite les bateaux du roi qui avaient pris la fuite et regagnaient la Cornouaille. Une violente tempete et un orage eclaterent alors, eparpillant les bateaux sur l'ocean.
La naissance de Dahut

Gradlon et Malgven resterent une anne entiere sur la mer. Un jour, sur un bateau, Malgven donna naissance a un enfant, une fille qu'ils appelerent Dahut. Heals, la reine resta malade et mourut. Le Roi Gradlon et sa fille Dahut rentrerent en Cornouaille. Mais le roi etait si triste qu'il ne sortait plus jamais de son chateau. Dahut grandissait, elle etait tres belle, comme sa mere Malgven. Le Roi Gradlon aimait jouer avec les boucles de ses longs cheveux blonds. Dahut aimait beaucoup la mer. Un jour elle demanda a son pere qu'il lui construise une ville, une ville au bord de la mer.
La ville construite contre la mer

Gradlon adorait sa fille et accepta. Plusieurs milliers d'ouvriers furent mis au travail et construisirent une ville qui semblait sortir de la mer. Pour la defendre des hautes vagues et des tempetes, il fut construit une tres haute digue encerclant la ville, avec une unique porte de bronze qui y donnait acces. Le Roi Gradlon seul en possedait la cle. On l'appela ville d'Ys.
Les fiancailles de Dahut avec l'Ocean

Les pecheurs, chaque soir, voyaient sur la plage un femme qui chantait tres fort, peignant ses longs cheveux blonds. C'etait la princesse Dahut. Elle disait "Ocean, bel Ocean bleu, roule moi sur le sable, je suis ta fiancee, Ocean, bel Ocean bleu. Je suis nee sur la mer, dans les vagues et l'ecume, quand j'etais enfants je jouais avec toi. Ocean, bel Ocean bleu, roule moi sur le sable, je suis ta fiancee, Ocean, bel Ocean bleu. Ocean, toi qui retourne comme tu le veux bateaux et hommes, donne moi les navires somptueux des naufrages et leurs richesses, or et tresors. Fais venir dans ma ville de beaux marins que je pourrai regarder. Ne sois pas jaloux, je te les rendrai l'un apres l'autre. Ocean, bel Ocean bleu, roule moi sur le sable, je suis ta fiancee, Ocean, bel Ocean bleu."
La ville d'Ys devint alors un endoit ou l'on s'amusait, la ville s'emplit de marins. Chaque jour voyait de nouveaux festins, des jeux, des danses


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MessageSujet: Re: La Legende de la Ville d'Ys   Mer 10 Oct - 3:29

Le masque magique

Chaque jour, la princesse Dahut avait un nouveau fiance. Le soir, elle lui mettait un masque noir sur le visage, il restait avec elle jusqu'au matin. Des que le chant de l'alouette se faisait entendre, le masque se resserrait sur la gorge du jeune homme et etouffait le fiance de la nuit. Un cavalier prenait alors le corps sur son cheval pour aller le jeter dans l'Ocean, au dela de la baie de Trepasses. Ainsi, tous les fiances de Dahut mouraient au matin et etaient jetes a la mer.
Un jour de printemps, un chevalier etrange arriva dans la ville d'Ys. Il etait habille de rouge, ses mains etaient longues et fines, ses ongles pointus et recourbes. Dahut lui sourit, le chevalier ne la regarda pas. Un soir cependant, il accepta de venir aupres d'elle. Il passa longuement ses longues mains aux ongles pointus dans les beaux cheveux blonds de la princesse. Soudain, un grand bruit s'eleva du cote de la mer et un terrible coup de vent heurta les murailles de la ville d'Ys. "Que la tempete rugisse, les portes de la ville sont solide et c'est le Roi Gradlon, mon pere, qui en possede l'unique cle, attachee a son cou", dit Dahut. "Ton pere le roi dort, tu peux maintenant t'emparer facilement de cette cle", repliqua le chevalier.

La submersion de la ville


La princesse Dahut entra dans la chambre de son pere, s'approcha doucement de lui et prit la cle, attache a une chaine autour de son cou. Aussitot, une enorme vague, plus haute qu'une montagne, s'ecroula sur Dahut. Son pere se reveilla et elle lui dit: "Pere, vite, prenons le cheval Morvarc'h, la mer a renverse les digues". Le roi prit sa fille sur le cheval, la mer etait dechainee. Le cheval se cabrait sur l'eau qui montait a gros bouillons. Dahut se serrait contre son pere et lui dit: "Sauvez-moi, mon pere!" Il y eut alors un grand eclair dans la tempete et on entendit une voix qui allait de rocher en rocher et disait "Gradlon, lache la princesse".
Saint Guenole, le missionnaire de Dieu


Une forme pale comme un cadavre apparut, enveloppee dans un grand vetement brun. C'etait Saint Guenole, qui dit a la princesse: "Malheur a toi, tu as voulu voler la cle de la ville d'Ys!" Dahut repondait: "Sauvez-moi, emportez-moi au bout du monde!" Mais le cheval Morvarc'h ne bougeait plus et les eaux en furie gagnaient sur eux. Saint Guenole repeta son odre a Gradlon "Lache la princesse!", les vagues enormes etaient a leurs pieds. Dahut glissa a terre et le Roi Gradlon, furieux, poussa sa fille dans la mer. Les vagues se refermerent sur la princesse. La mer engloutit alors la ville d'Ys, dont tous les habitants perirent noyes.
Le cheval du roi repartit, bondissant sur les plages puis au travers des pres et des collines, galopant toute la nuit. Gradlon arriva enfin dans la ville ou deux rivieres se rejoignent entre sept collines, Quimper. Il decida d'en faire sa capitale et y vecut le restant de ses jours. A sa mort, on sculpta sa statue dans du granit. Cette statue est aujourd'hui elevee entre les deux tours de la cathedrale Saint Corentin a Quimper. Elle represente le Roi Gradlon, a cheval, regardant en direction de la ville disparue.
Certains racontent que Dahut, apres sa mort, devint une sirene et qu'elle apparait aux pecheurs les soirs de lune, peignant sa longue chevelure d'or. Ils disent aussi que par temps tres calme on peut entendre sonner les cloches de la cite disparue.

Gwelas-te morverc'h, pesketour
O kriban en bleo melen aour
Dre an heol splann, e ribl an dour ?
Gwelous a ris ar morverc'h venn,
M'he c'hlevis o kanann zoken
Klemvanus tonn ha kanaouenn.
As-tu vu, pecheur, la fille de la mer,
peignant ses cheveux blonds dores
au grand soleil sur le bord de l'eau ?
J'ai vu la blanche fille de la mer,
je l'ai meme entendu chanter,
plaintifs etaient l'air et la chanson.
La Ville d'Ys, epilogue


La legende rapporte que la ville d'Ys s'elevait dans la baie de Douarnenez. Le lieu-dit Pouldavid, quelques kilometres a l'est de la ville de Douarnenez, est la forme francisee de "Poul Dahut", le "trou de Dahut" en breton, et indique l'endroit ou la princesse fut engloutie par les flots.
On dit aussi que la ville d'Ys etait la plus belle capitale du monde et que Lutece fut baptisee Paris car "Par Ys" en breton signifie "pareille a Ys". Deux proverbes populaires bretons en temoignent:

Abaoue ma beuzet Ker Is
N'eus kavet den par da Baris

Depuis que fut noyée la ville d'Ys
on n'en a point trouvé d'égale a Paris

Pa vo beuzet Paris
Ec'h adsavo Ker Is

Quand Paris sera englouti
Resurgira la ville d'Ys


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MessageSujet: Re: La Legende de la Ville d'Ys   Mer 10 Oct - 3:37

Au V éme Siècle de notre ére, le bon roi Gradlon règne en maître sur la Cornouaille. Par amour pour son unique fille, Dahut, il fait construire une cité merveilleuse qui bravera les flots de l’actuelle baie du Douarnenez. Mais la colère divine s’abattra sur Is annonçant la disparition des anciens cultes et le triomphe de l’ère chrétienne...Quelle merveilleuse légende que celle d’un roi chrétien qui construira la plus belle et la plus opulente de toute l’Armorique avec l’aide des Korrigans, personnages folkloriques appartenant à la plus pure tradition celtique.
Une fois de plus, symbolique d’un combat inégale entre le christianisme triomphant et le druidisme celtique, la mystérieuse cité d’Is n’a pas encore livré tous ses secrets...

La légende raconte...Le grand roi Gradlon (Gradlon Meur ) avait enlevé, au cours d’une expédition maritime sur les côtes de Scandinavie, une fée guerrière , qui était morte en lui donnant une fille, Dahut. Obsédé par la disparition de son épouse, il n’avait jamais retrouvé femme et avait élevé seul la petite Dahut qui était devenue une magnifique princesse. Lors d’une partie de chasse dans la forêt de Neved, le roi avait fait connaissance de saint Corentin, ermite chrétien qui avait réussi à le convertir à la nouvelle foi alors que sa fille restait profondément attachée aux anciens cultes. Pour contenter son enfant, Gradlon lui fit construire une magnifique citée: IS. Elevée sur un polder, elle était protégée de la mer par une digue. Des écluses, construites avec l’aide des Korrigans invoqués par Dahut, s’ouvraient à marée basses pour évacuer l’eau des rivières et se refermaient lors du flux. Les portes de la mer ne pouvaient s’ouvrir qu’au moyens de lourdes clés que le roi conservaient sur sa poitrine.


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MessageSujet: Re: La Legende de la Ville d'Ys   Mer 10 Oct - 3:39

IS aurait donc couru peu de danger si elle n’avait été une cité aux mœurs dissolues, où la fille de Gradlon menait une vie de débauche et prenait chaque soir un nouvel amant qu’elle faisait étrangler au petit jour entraînant avec elle toute la population à se livrer aux pires dérèglements. Saint Gwenolé venait souvent de Landévennec pour tenter de rétablir la situation, mais les habitants ne l’écoutait guère ainsi... Dieu décida de livrer la ville à Satan.
Un prince inconnu fit son apparition dans la majestueuse citée d’Is et subjugua Dahut de son regard brûlant. Pour lui plaire, elle déroba au roi son père les fameuses clefs d’or et les lui remit. La marée était à son plein lorsque les écluses furent ouvertes, le flots se précipitèrent et engloutirent la ville. Grâce à Saint Gwenolé, le roi Gradlon put se sauver à cheval, mais il dut pour cela, à la demande de l’ évêque, repousser sa fille de la croupe de la monture, alourdie par le poids de la pécheresse. Ainsi, Gradlon poussa sa fille bien aimée dans les flots déchaînés et réussi ainsi à sauver son existence et celle de Saint Gwénolé.
Derrière eux, la mer recouvrait les toits des plus hauts édifices de la cité...

Les cloches de la cité sonnent encore...
Dans la mythologie celtique , Yann Brekilien nous affirme que " La submersion de la ville par un raz de marée, au Véme Siècle, a toutes les chances de n’être pas une légende, mais un fait historique dont le peuple a gardé un souvenir horrifié. Lors de certaines grandes marées, il est arrivée que la mer, au fond de la baie de Douarnenez, découvre des vestiges de construction et, sur la grève de Trezmalaouen, voisine de Ris, une forêt de chênes et d’ifs couchés, les racines vers le large, les branches vers la terre ferme. De plus, bon nombre de chaussée romaine convergent vers le fond de la baie de Douarnenez et s’enfoncent sous les eaux ... "
Nous avons pu constater nous même que sur la grève du Ris, à 2,5 km à l’est de Douarnenez, on peut voir aux grandes marées, un fragment de mur en brique romaine enfoncé dans le sable... D’ailleurs, l’enfoncement progressif, sous les flots, de la côte armoricaine est bien connu des géographes.
[size=9]Ainsi, la merveilleuse cité d’IS bien qu’engloutie, ne semble pas totalement détruite. On raconte que les pêcheurs de Douarnenez, quand la mer est calme, on en bien des fois entendu sonner les cloches...

Paris engloutie ?
Is était la plus belle des capitales. Aussi, après sa disparition, Lutéce à vu son nom changé en Par Is qui signifie en Breton " pareille à Is ". D'ailleurs, une vieille Gwertz bretonne semble bien vouloir affirmer qu'un jour, la capitale armoricaine resurgira des eaux et retrouvera sa splendeur au détriment ... des parisiens.
Pa vo beuzet Paris
Ec'h adsavo Ker Is
Quand Paris sera englouti
Resurgira la ville d'Is.
Qu'est ce qu'un Korrigan?
Petits, ridés, malingres, mais d'une force prodigieuse, les Korrigans sont des êtres féeriques qui hantent les côtes bretonnes, dansent la nuit autour des menhirs et jouent des tours aux pauvres humains qui tentent de les approcher. Ils sont présents dans la légende d'IS car, Dahut, qui possédait de sa mère le secret des anciens dieux, les a contacté et sollicité pour la construction des portes de la cité. Ainsi, ce sont les korrigans qui ont élaborés le mécanisme des écluses.


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MessageSujet: Re: La Legende de la Ville d'Ys   Mer 10 Oct - 3:46



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MessageSujet: Re: La Legende de la Ville d'Ys   Jeu 11 Oct - 12:31

La légende du Roi d'Is


(ceci est une version, il existe d'autres versions)

Entre la Loire et la Seine, sur la côte maritime de la Bretagne, on trouve des ruines de villes et des travaux considérables que les flots de la mer ont détruits d'une façon spontanée et que les temps anciens n'ont pas enregistrés dans leurs annales.
Tous ces bouleversements datent d'une époque fort reculée et qui remonte bien certainement à plus de dix à douze mille ans. Surtout quand on remarque le temps considérable qu'il faut aux flots de la mer pour ronger et détruire des roches granitiques, comme dans la baie de Douarnenez par exemple, où l'on est assuré qu'il y avait autrefois plusieurs villes ou au moins une très grande ville qui occupait tout l'espace compris entre la pointe de la Chèvre jusqu'à la baie d'Audierne ; les traditions indiquent aussi que la grève qui s'étend de Penmarc'k au Raz et du Raz jusqu'à l'île d'Ouessant était couverte de cités. Ce qui permet de dire que les grandes fractures du globe survenues à la suite du déluge ont anéanti la ville d'Is et tous les monuments druidiques dont on voit encore une partie à la pointe de Penmarc'k à 4 m, 50 environ au fond de l'eau aux marées d'équinoxe, et cela jusqu'à 4 et 5 kilomètres en mer.
On est aujourd'hui assuré que les ruines de Douarnenez, de Crozon, du cap de la Chèvre et de Vannes ont été faites à l'époque du grand déluge. Ces cataclysmes nous ont été transmis sur la plage de Douarnenez par la légende de Gralon ; à Cadix, par celle du voyage de l'Hercule Celtique d'Og-mi.
Une légende celtique nous apprend qu'à la pointe de l'île de la Chèvre il existait une ville dénommée Is, gouvernée par le roi Gralon, lequel roi avait une fille unique nommée Dahu qu'il adorait. Or, le faste, le luxe et la débauche régnaient en souverains dans l'opulente cité de Gralon, et sa fille n'était pas des moins dépravées parmi les belles femmes d'Is. Gralon gémissait des débordements de sa chère fille et de son peuple et priait Dieu de leur ouvrir les yeux ; mais ce fut en vain. Aussi, un jour, le soleil s'éclipsa et une comète avec une immense queue parut à l'horizon ; c'était le présage d'une catastrophe imminente. Or, la nuit même de ce jour, Dahu présidait un superbe banquet qu'elle offrait à mille convives. La princesse donna la signal de la fête, en vidant d'un trait une grande coupe ou Hanap de Cervoise (sorte de bière) ; puis, saisissant un coutelas de chasse, elle se mit à découper un énorme élan, puis un sanglier et deux marcassins ; le fumet de ces victuailles réjouissa fort l'odorat des convives, flatta leur palais et excita au plus haut point leur énorme et vaste appétit.
Mais à peine le festin fut-il commencé que les éclats de voix des convives firent résonner le palais de Gralon ; en même temps tous ces débauchés entendirent dans les premiers plans de l'Astral des voix sinistres ; la terre trembla, les convives quittèrent affolés la salle du festin, se précipitèrent dans les sentes, les rues et les chemins dans lesquels régnait une obscurité si profonde, une nuit si noire, que l'on ne pouvait voir au ciel briller "le chemin de l'hiver".
L'éclair seul déchira la nue, le tonnerre gronda, l'orage s'amoncelât et éclata bientôt en versant sur la ville d'Is de tels torrents d'eau, qu'elle disparut bientôt avec tous ses habitants.
Gralon, malgré sa vieillesse, rassembla à la hâte tout ce qu'il avait de plus précieux, et il plaça, avec ce trésor, sa fille sur un coursier fougueux qu'il monta lui-même pour en diriger la course, mais le flot, plus agile encore que le fougueux animal, lui arracha son fardeau et l'engloutit dans un immense tourbillon.
Il semblait dès lors que la Justice divine était satisfaite, car le calme revint tout à coup, mais la malheureuse cité d'Is, cet immense réceptacle de débauche et d'infamie, resta à jamais englouti sous les eaux, avec un vaste continent.
C'est aujourd'hui la mer Atlantique. Les Bretons de la baie de Douarnenez prétendent voir errer, encore de nos jours, les âmes ou plutôt les doubles éthériques sous la forme de corbeaux ; les malheureux semblent voltiger de roche en roche sur les lieux mêmes où Gralon et sa fille ont anciennement péri.


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